Der Rosenkavalier 

Royal Opera House, Londres
2017-01-08 • 15:00

Malheureusement, ce Rosenkavalier n’a guère inspiré le génial Robert Carsen, qui fait du Otto Schenk dans le I, rate la magie de la remise de la rose dans le II… et ne se réveille réellement qu’au III, en forçant plutôt bien le trait de cet acte humoristique. Il fait du Carsen en ouvrant le décor à la fin, mais sur une image sans intérêt.

La distribution est correcte. Matthew Rose offre à Ochs une forme de rédemption en ne forçant pas trop le trait. Renée Fleming a encore du charisme à revendre, et c’est tant mieux car la voix commence sérieusement à se tendre. Sophie Bevan et Alice Coote campent une Sophie et un Octavian bien assortis mais ils ne brûlent pas assez les planches à mon sens.

Le héros de la représentation est dans la fosse : avec Andris Nelsons, la musique de Strauss devient une irrésistible explosion de couleurs fascinantes. Ce faisant, Nelsons s’inscrit dans la tradition musicale instituée par Pappano à Covent Garden, mais en la sublimant. La réponse de l’orchestre fait chaud au cœur.

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